Kouka

 

Kouka ( photo Stéphane Davi)

Kouka est un artiste peintre né a Paris en 1981. Métis franco congolais, petit-fils du peintre expressionniste Francis Gruber, acteur du mouvement Hiphop depuis 1996, puis diplômé de l’école des Beaux Arts en 2000, il ne cesse d’interroger ses origines, sur ses toiles comme dans la rue. Déclinant différentes formes du portrait, Kouka développe ses thèmes de recherche autour de l’essence de l’Homme, et de l’identité.

Son travail se caractérise par l’expressivité et la spontanéité du geste, laissant volontairement apparaître les imperfections, les imprécisions et les coulures. Sa peinture se joue des codes du graffiti pour mieux toucher au coeur d une recherche sur le statut de l’image.

Depuis ses fameux « Guerriers Bantus » qui ont marqué sa première empreinte urbaine singulière, il ne cesse de rappeler que l’espace public, comme le monde, n’appartient à personne et que, s’il est possible de s’accaparer un territoire, on ne peut s’approprier une culture. Cette symbolique présente dans la série des « Chimpanzés » qui nous ramènent à ce que nous sommes, à ce que nous avons été mais aussi ce que nous serions sans nos acquis culturels, l’est également dans les silhouettes sans visage libérées d’appartenance à toute origine dans la série « HLM ».

S’affirmant avec un travail quasi obsessionnel sur le portrait, il créé un voile entre le visage de l’artiste et le spectateur qui devient protection et vecteur de pensée. Parfois la figure disparait pour laisser place à l’écriture et son pouvoir. Le travail devient une surface blanche où seule la force des mots s’exprime. Indistinct, indéchiffrable, énigmatique, le langage n’est plus identifié, les mots se changent en symboles comme un retour à l’universalité.

Kouka ( picture Stéphane Davi)

Kouka is an artist born in Paris in 1981. Franco-Congolese, grandson of expressionist painter Francis Gruber, he graduated from the Fine Arts School in Avignon in 2000. He ceaselessly questions his origins, through his paintings and street art. Kouka develops his themes through various forms of portraiture around identity and the essence of human nature.

His work is characterised by expression and spontaneity of gesture, revealing imperfections and drips. His painting plays with the language of graffiti to explore the meaning of the image.

Since his famous « Guerriers Bantus » which is his first urban work, he never fails to remind us that the public space, like the world, belongs to no-one. This is also present in Kouka’s faceless silhouettes free of any origins, from the « HLM » series.

Asserting himself through an obsessive focus on the self-portrait, he adds his « Writings » to figurative elements, creating a veil between the artist and the viewer, which is both protective and thought provoking. Sometimes the subject recedes and allows the power of the text to appear. The canvas becomes a white surface where the strength of the words is expressed. Indistinct, inscrutable, enigmatic, the language is not identified anymore. Words becomes symbols, in a return to universality.

 

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