Madame Moustache

Madame Moustache

 

Madame dégaine et vise directement « dans le mille » sans prendre de pincettes avec personne,

et pas à demi mots, en bref, sans hypocrisie , avec la force et la violence d’images corrosives qui détournent le bien être du sens commun et le

moralisme bien pensant.

Tu peux afficher ton plus beau sourire, une coupe de cheveux dernier cri et des vêtements branchés, tu peux continuer de faire semblant que tout va pour le mieux et poser devant les flash des photographes.

Tu peux embobiner le public, tes amis ou bien tes proches, tes consorts ou encore tes amants.

Mais la vie est semblable à un coup de poing en plein visage, et tôt ou tard il t’arrivera de plein fouet.

A l’endroit même où c’est le plus douloureux, et là ou tu t’y attends le moins.

Des poissons (métaphore assez peu subtile et tellement évidente) qui s’enfilent et se faufilent simplement

et proprement dans les orifices les plus intimes et les plus reculés, des pistolets (très certainement chargés)

pointées sur des parties au combien sensibles parce que « L’amour n’est pas une arme blanche », puis

carrément des perceuses, qui….percent, forent, trouent, toujours au même endroit, et toujours avec

la même obsessive insistance. Des fusils aussi, des rails de chemin de fer, des tronçonneuses exhibées sans pudeur comme des prothèses

sexuelles, pastiches d’insécurités, de complexes inconfessables, de vide intérieur.

Difficile est de parler de double sens élégant mais plutôt de sens unique sans équivoques, souligné et surligné de paroles au vitriole qui, bien souvent, accompagnent les compositions de Madame.

Et pourtant, dans la construction des collages créés en cisaillant les pages de revues patinées des années

60 et 70, transparaît un raffinement inattendu duquel émerge un style maîtrisé qui prend soin de chaque détail. Une multiplication de strates stylistiques qui oscille transversalement entre les langages les plus cultivés de la culture pop.

Ils se superposent, se mélangent et se stratifient au sein même de ces images qui se révèlent alors bien

plus complexes que ce qu’elles donnaient à voir au premier regard.

Ces petites oeuvres (les originaux) sont les prototypes desquelles naissent les impressions monumentales que Madame colle nuit et jour sur les murs de Paris.

Changeant le visages de certains quartiers pour quelques heures ou quelques jours jusqu’à ce que quelques âmes admiratives les soustraient à la vue du public pour les faire leurs.

 

http://www.facebook.com/pages/Madame/230980413614517

http://www.madamemoustache.fr

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