Paella?

Paella WP

 

Activiste de la rue dès le début des années 80, Paella n’a jamais cessé de commenter la société en s’affichant sur les murs ou dans le métro. Depuis qu’il signe « PAELLA? » ce peintre allie texte et image dans l’intention d’interpeller le spectateur.

 

De Paella Chimicos (1985-1999) à PAELLA? (2000-…)

En 1985 ce fils d’immigrés Espagnols choisit de stigmatiser son identité artistique en mélangeant façon Scrabble les lettres de ses nom et prénom. C’est alors qu’il s’installe aux Frigos avec cinq camarades des Beaux-Arts pour créer l’atelier collectif « Frigo 6 », et l’époque est favorable aux jeunes peintres. Son engagement pictural est total : il s’enferme dans l’idée obsessionnelle de questionner à la fois le plan du tableau et l’espace conventionnel qu’il présente en tant que fenêtre ouverte sur un autre monde. Un personnage aux membres élastiques lui est dévolu, qui va s’étirer en tous sens pour vivre pleinement ces limites spatiales. D’ailleurs dans les 80’s Paella se présente souvent comme un nouveau Mondrian figuratif, car le corps de cette créature n’est fait que de lignes agençant l’espace bidimentionnel. Une particularité persistant à ce jour est que cet humanoïde est affublé d’une spirale en place du visage, comme un sourire sans fin.
Parallèlement à sa peinture Paella en a fait un archétype qui lui sert à exprimer des idées politiques sur des affichettes sérigraphiées collées par milliers sur les gouttières parisiennes, perpétuant l’esprit de Mai 68, et faisant de lui l’un des acteurs historiques de ce que l’on nomme aujourd’hui le « Street Art ».
En 2000, le peintre remet en question les règles de son travail en ouvrant son champ d’expérimentation. Il associe texte et image-peinte dans une équivocité destinée à faire vaciller l’esprit du spectateur en perturbant son interprétation. Fait rarissime chez un artiste de son niveau, il s’oblige à adopter une manière différente à chaque nouvelle étape de son travail, allant de l’inspiration classique ou BD à l’expressionnisme en passant par le graffiti dans un maelström technique.  D’où cet usage constant de la référence, de la parodie, de l’assertion, afin de nous mettre d’emblée en confiance.
En une centaine d’expositions personnelles en France et en Europe Paella a démontré qu’il était l’un de nos plus assidus artistes-chercheurs contemporains.

www.paella2.com

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